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Une fête annuelle : un micro (et un piano) pour Tulin

De la chorale au chant solo

Les applaudissements pour l'élève précédent s'estompent à peine que Tulin, 14 ans, s'avance sur la scène de la salle Steinway. C’est le 15 juin 2025, jour de l'Apolline Fest.

Pour nous, qui la suivons depuis trois ans et demi, ce n'est pas un passage anodin. C’est un vrai saut dans le vide. Tulin a décidé de s’accompagner elle-même au piano pour la toute première fois.

Le faux départ (ou l'art de rebondir)

Elle s'installe, concentrée. Le silence se fait dans la salle. Elle pose les mains sur le clavier pour entamer Hampstead d’Ariana Grande... et surprise. Une sonorité d'orgue, héritée du réglage de l'élève précédent, résonne à la place du piano attendu.

Un petit moment de flottement. Dans le public, on retient son souffle. Est-ce que ce grain de sable va la déstabiliser ? Un professeur intervient rapidement pour remettre le bon réglage. Tulin respire, se remet dans sa bulle, et recommence. Avec le bon son, cette fois.

Ce petit incident, loin de gâcher le moment, rend ce qui va suivre encore plus beau : elle n'a pas lâché.

De la chorale au "Je"

Avant Apolline, Tulin avait "toujours chanté", comme elle le dit simplement, mais souvent cachée dans le confort d'une chorale. Passer du chœur au micro solo, c'est accepter de ne plus être une voix parmi d'autres. C'est assumer d'être sa voix.

Dans la salle, le silence est désormais total, attentif.

Pourtant, à l'intérieur, c'est la tempête. Tulin nous l'avait confié avant de monter : « C’est stressant et j’ai peur de rater, mais ce n’est pas trop fort non plus. » Elle a ses petits rituels pour tenir bon : boire beaucoup d’eau, se concentrer. Elle sait que le trac est un compagnon de route un peu collant : « Il reste un peu toute la chanson, mais normalement ça se passe bien. »

La libération

Et effectivement, ça se passe bien. Mieux que bien.

Sur scène, Tulin semble calme. Elle chante ce qu’elle aime – un répertoire pop qu’elle écoute en boucle, de Billie Eilish à Ariana Grande. Elle ne défend pas un exercice scolaire, elle partage un moment de plaisir.

Puis vient la dernière note. Tulin relève les mains du clavier et se lève.

À cet instant précis, il n'y a plus de doute. La salle entière éclate en applaudissements et en acclamations. Mais ce que l'on retient surtout, c'est son visage. Ce sourire, large et soulagé, qui en dit plus long que n'importe quel discours. Elle l'a fait.

Le mot de la fin

Aujourd’hui, avec le recul de cette expérience, Tulin a un message pour ceux qui hésiteraient encore à se lancer :

« Dans tous les cas, tout ce qu’ils ont travaillé, ça va aller. Les personnes dans le public, souvent, elles ne voient pas qu’on est stressé, elles entendent juste notre voix, et c’est surtout ça qui compte. »

Faire confiance au travail, accepter l'imprévu (même un piano réglé sur orgue !) et savourer l'instant. C'est exactement ça, l'esprit d'Apolline.

Envie de vivre ce moment avec nous ? Regardez sa performance sur scène lors de l'Apolline Fest 2025 en cliquant ici..