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Yami Shin

Bercée par l'univers du manga et de la pop culture japonaise depuis son enfance, Yami Shin a fait ses premières armes il y a plus de dix ans dans le milieu passionné du fanzinat et du webcomic. Son talent la propulse sur le devant de la scène professionnelle lorsqu'elle remporte le Tremplin manga Ki-oon en 2015. Depuis, elle se consacre à sa série phare, Green Mechanic (éditions Ki-oon), récompensée en 2018 par le prix du "Daruma du meilleur manga international" aux Japan Expo Awards. Forte de six tomes parus à ce jour, elle s'ouvre également à d'autres horizons artistiques, à l'image de sa participation à l'exposition de street art de Delémont en 2021 sur le thème du baiser, où son travail a côtoyé celui d'auteurs de renom comme Zep ou Marini.

Si le monde de l'édition traditionnelle lui a apporté une belle reconnaissance – l'amenant même à devenir jury du Tremplin Ki-oon en 2019/2020 –, Yami n'a jamais oublié les racines de sa vocation. Elle continue d'ailleurs de s'adonner au fanzinat sur son temps libre, le considérant comme une véritable bulle d'oxygène et d'expression libre. Cette fidélité à ses premiers amours témoigne de sa vision du dessin, qu'elle perçoit avant tout comme une joie communicative. Aujourd'hui autrice accomplie, c'est ce même enthousiasme qu'elle s'attache à recréer au quotidien en allant à la rencontre du public, partageant activement ses connaissances et sa passion dans les écoles, les bibliothèques et sur les réseaux sociaux.

Habituée à fédérer des lecteurs autour de ses œuvres, Yami possède une aisance naturelle pour tisser du lien et inspirer les jeunes créateurs. Elle aborde l'enseignement avec la bienveillance d'une passionnée et l'expertise d'une professionnelle aguerrie : beaucoup d'écoute, des conseils concrets ancrés dans la réalité du métier, et la volonté d'encourager chaque univers. Que l'envie du moment soit d'imaginer un scénario de science-fiction, de dynamiser le découpage d'une planche ou d'encrer ses personnages, elle s'adapte au projet de chacun. En classe, elle trouve la posture juste : celle qui permet à l'élève de progresser techniquement selon les exigences du manga, tout en lui laissant l'espace nécessaire pour exprimer pleinement sa propre créativité.